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La religieuse portugaise
Proposée par
Yaca
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOULOUSE (31000)
,
le
Samedi 21 novembre 2009
à
19:15
.
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Sortir sur TOULOUSE (31000)
Sortir en Haute Garonne
Description
A Religiosa portuguesa) Écrit et réalisé par Eugène GREEN - Portugal 2009 2h07mn VOSTF - avec Leonor Baldaque, Carloto Cotta, Beatriz Batarda, Diogo Doria, Ana Moreira, Adrien Michaux, Eugène Green...
Le cinéma a ceci – entre autres – de génial qu’il a suffisamment de force et de pouvoir de suggestion pour vous rendre, le temps d’une séance, pour quelques heures, quelques jours ou parfois plus longtemps, amoureux d’un personnage, d’une actrice, d’un acteur. On a tous vécu ainsi des coups de passion sans lendemain, ou au contraire noué des liens indéfectibles… Mais le cinéma vous rend aussi parfois amoureux d’une ville… Et c’est de cela dont il est d’abord question ici.
Eugène Green (dont on avait déjà beaucoup aimé Le Pont des Arts) est tombé amoureux de Lisbonne il y a près de 30 ans : il y séjourne régulièrement, il en a appris les coutumes et la langue. Et dans ce film impressionniste étonnant qu’est La Religieuse portugaise, il sait merveilleusement nous faire partager, à partir de rien ou presque, son amour pour cette ville dans laquelle on se perd avec délectation. Et franchement, rien que pour le bonheur de découvrir Lisbonne à travers les images somptueuses de Green, le film vaut le déplacement !
On fait la visite sur les pas de Julie de Hauranne, jeune actrice française d’origine portugaise, qui vient pour la première fois à Lisbonne pour y tourner un film inspiré des Lettres Portugaises de Guilleragues, narrant les amours interdites d’une religieuse avec un jeune officier au xviie siècle. Mais à travers ce rôle et ce voyage, c’est bien un périple au-delà d’elle-même que Julie va entreprendre, d’abord sur les traces d’une culture perdue et magnifique, qu’elle découvre en parcourant en même temps que nous la ville et ses secrets. Car Lisbonne ne s’expose pas mais se dévoile, notamment dans les tascas, ces bistrots où, le dimanche après-midi, les gens du quartier se retrouvent pour chanter ou écouter le fado. Au-delà de l’image formatée et muséifiée (la dictature d’avant la Révolution des Oeillets avait éteint les aspirations du peuple sous la trilogie fado, football et fatima), le fado est un art vivant bouleversant, exprimant la saudade, ce sentiment très portugais que l’on confond souvent avec la nostalgie, mais qui est aussi l’expression d’un espoir en un avenir meilleur. Et c’est avec les superbes fadistas Camané et Aldina Duarte que Julie et le spectateur restent baba devant deux séquences de fados d’une beauté à arracher les larmes.
Et au-delà de la communion avec la ville, magnifiquement rendue par des plans éclairés d’une lumière splendide, par un travail sur le son restituant les moindres bruits (Lisbonne est une ville où l’on entend encore chanter les coqs), Julie, l’actrice persuadée de ne pouvoir aimer plus d’une nuit, va au-devant de son destin en rencontrant des personnages emblématiques : un jeune garçon étonnamment mature et attachant, un étrange comte dépressif mais fascinant, et l’incarnation angélique du Roi Dom Sebastião, jeune roi mythique de l’indépendance portugaise dont le corps disparut dans une bataille contre les maures, laissant croire au peuple qu'il n'était pas mort et qu'il reviendrait un jour… Mais aussi une vraie religieuse, qui passe ses nuits dans la chapelle où est tourné le film dans le film.
Entre passé et présent, au fil de dialogues volontairement, délicieusement surannés et décalés jusqu’à l’absurde, Eugène Green se joue des routes toutes tracées, et nous offre un film magnifique sur l’amour et le destin, livrant sa passion pour une ville, un pays, une culture.
On pourra boire un pot au ''cyrano'' apès le film.
Participants
Ils étaient 3 participants
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