Bienvenue sur Ami(e)Z, un site réalisé par des internautes pour les internautes.

Oups !
Mon espace

AmieZ, C quoi ?

Inscrivez vous.

L'inscription ?
Gratuite !

L'utilisation ?
Gratuite !

L'inscription aux sorties ?
Gratuite !

La publicité ?
Pas de ça chez nous !

La rentabilité ?
On préfère la générosité !

Inscrivez vous.


Le ruban blanc utopia toulouse

Proposée par Yaca
 
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOULOUSE (31000),

le Samedi 07 novembre 2009 à 17:45.

Participer à cette sortie

Pour participer à cette sortie, il fallait être inscrit sur AmieZ

Inscrivez-vous

C'est gratuit, et c'est sans pub !

C'est bon esprit quoi... !


Avec AmieZ, on va se rencontrer... !
Sortir sur TOULOUSE (31000)

Sortir en Haute Garonne

DescriptionLE RUBAN BLANC
(DAS WEISSE BAND) Écrit et réalisé par Michael HANEKE - Autriche 2009 2h25mn VOSTF - avec Rainer Bock, Susanne Lothar, Christian Friedel, Leonie Benesch, Ulrich Tukur, Ursina Lardi, Burghart Klaussner... PALME D’OR, FESTIVAL DE CANNES 2009.

C’est sans doute LE chef d’œuvre du mutli-récompensé Michael Haneke (avant sa Palme d’Or pour ce Ruban Blanc, il reçut à Cannes le Prix de la Mise en Scène pour Caché et le Grand Prix du Jury pour La Pianiste). Un film d’une maîtrise, d’une rigueur, d’une force époustouflantes, qui crée tout en suggestion un climat d’effroi et d’oppression, qui raconte comment l’enfance peut être mutilée par un système social fermé et hiérarchisé à outrance, claquemuré dans ses interdits.
Le Ruban Blanc se situe au cœur de l’Allemagne rurale du Nord, dans les années 1913/1914. Un pays étouffant magnifiquement rendu par le noir et blanc d’Haneke, un pays qui pourrait évoquer les phrases de Brel qui parlait de la Flandre avec « un ciel si bas qu’il fait l’humilité ». Un pays encore marqué par les anciennes féodalités, où la société est structurée à l’extrême avec à sa tête le baron, et ses relais intermédiaires : médecin, pasteur, instituteur… Le tout dans le respect de la religion protestante la plus rigoriste, celle qui impose aux enfants le respect absolu du père (même quand celui-ci court la gueuse en cachette), la répression des premiers désirs (les adolescents dorment les mains attachées, au cas où des envies nocturnes les pousseraient vers des plaisirs solitaires).

Dans ce contexte immuable et immobile, soudain l’inattendu s’invite. Le médecin est victime d’un accident de cheval, renversé par un mystérieux fil tendu en travers du chemin. Puis un potager est saccagé, un pauvre colibri est massacré à coups de ciseaux, et un jeune handicapé est kidnappé et horriblement torturé… Autant d’évènements inexpliqués, et il ne faut évidemment pas compter sur Michael Haneke pour réunir les protagonistes dans une scène finale et révéler le ou les coupables. Haneke réalise un thriller historique et politique, pas un polar à intrigue. Ce qui l’intéresse, c’est de montrer la montée insidieuse du mal dans une société qui se croyait indestructiblement solide sur ses assises morales, mais qui n’a laissé aucune place dans les relations humaines aux sentiments et à leurs débordements, qui a volontairement nié l’irrationnel et la place du désir, et leur capacité à faire progresser l’humanité.

Et Haneke filme tout ça à travers le prisme de l’enfance, cette enfance que les adultes ont, à force de vouloir préserver l’innocence (ce ruban blanc que les deux enfants du pasteur doivent porter durant une année probatoire pour expier leurs menus pêchés passés), totalement détruite. Le seul espoir pourrait venir de l’instituteur, le narrateur, voix éclairée dans un océan d’obscurantisme et seul lien avec des enfants qu’ignorent leurs parents. Mais celui-ci parviendra-t-il à ne pas abdiquer face à l’horreur qui s’annonce ? Car le film s’achève en 1914, alors que s’annonce le cataclysme des armes pour une Allemagne que les frustrations feront basculer dans le nazisme deux décennies plus tard… Les chères têtes blondes du film seront probablement les serviteurs du totalitarisme.
Car c’est là l’un des messages forts du film : la censure, l’absence de liberté, le puritanisme… nourrissent la haine de soi et donc des autres pour construire les totalitarismes de demain.

Après le film, on pourra se grognoter une assiette de tapas dans un bar.

Participants

Ils étaient 0 participants



[La liste des personnes ayant participé à la sortie n'est visible que des personnes inscrites]


  Météo du site   Faites connaître AmieZ   CGU   Code de bonne conduite