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Adieu gary
Proposée par
Viergemarie
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOURNEFEUILLE (31170)
,
le
Jeudi 20 août 2009
à
19:15
.
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Sortir sur TOURNEFEUILLE (31170)
Sortir en Haute Garonne
Description
ami/e du ciné bonjour ! je te propose un film avec jean-pierre bacri que j'adore !!
je copie la critique de la gazette
Écrit et réalisé par Nassim AMAOUCHE - France 2009 1h15mn - avec Jean-Pierre Bacri, Dominique Reymond, Yasmine Belmadi, Mhamed Arezki, Sabrina Ouazani... GRAND PRIX de la SEMAINE DE LA CRITIQUE, FESTIVAL DE CANNES 2009.
Du 22/07/09 au 01/09/09 à Toulouse - Du 20/08/09 au 01/09/09 à Tournefeuille
Ils ne se sont pas trompés les critiques internationaux en lui attribuant leur Grand Prix et, je vous donne le tuyau, c'est souvent du côté des sélections parallèles qu'on trouve au Festival de Cannes les plus vivifiantes gourmandises. Il n'y a pas à tortiller, Nassim Amaouche a un regard et cette friche industrielle, où les vestiges du travail des hommes sont peu à peu dévorés par la végétation, n'est pas seulement un lieu sublime, elle est un raccourci symbolique de notre époque. Son film est comme les gâteaux de chez Pillon : léger, moelleux, et à mesure qu'on le déguste, les saveurs se croisent, se répondent, semblent se multiplier… et le sens se dégage peu à peu. Délicatement virtuose, il n'a même pas l'air de parler sérieusement, on croit être là seulement pour le plaisir, mais s'il est gavé de poésie et de personnages craquants, le film évoque plein de sujets graves. En parlant de ce microcosme qui semble voué à la casse, c'est aussi de renouveau qu'il nous cause et une drôle et subtile nostalgie ne cesse de se mélanger à l'espoir.
C'est un trou de verdure traversé par une voie ferrée abandonnée mais pas par tous : des petits futés ont bricolé des bagnoles sur rail qui coupent au plus court en empruntant les tunnels (admirez au passage les voutes en fer à cheval)… Au bout de la voie ferrée, un bled avec des maisons qui partent en brioche, une usine qui ne fonctionne plus. Beaucoup sont partis, mais ceux qui ont choisi de rester ont accroché des fleurs aux fenêtres, définitivement amoureux de ces murs où ils se sentent bien où s'est bâtie leur histoire, où leur vie a fait son nid tant bien que mal : Francis (Jean Pierre Bacri, toujours superbe dans un rôle de bougon au cœur d'artichaut) a travaillé des années dans l'usine désormais muette et continue a entretenir en cachette la machine sur laquelle il exerçait. Veuf d'une Marocaine, il est l'amant de la voisine (Dominique Reymond) et si l'un de ses fils piaffe de partir s'installer à Marrakech, l'autre revient après une longue absence. Sa maîtresse vit seule avec un fiston en mal de géniteur, accro des films de Gary Cooper (d'où le titre) parce que petit, il avait entendu sa mère dire que son père lui ressemblait et depuis il fantasme sur l'autorité tranquille de ce type aux longues jambes qu'aucune balle n'atteint jamais.
On est bien dans ce coin-là. C'est à vous donner envie de décroissance ! Mais dans la douceur du soir qui tombe, de l'été qui commence à finir, de la musique et des lampions des petits repas pris ensemble, passent comme nuages des sentiments d'incertitude inquiète: on s'interroge sur ses origines, son identité, sur l'avenir… Rester ? Partir ? Comment faire pour grandir, vieillir, rencontrer l'âme sœur dans cet endroit où plus personne ne travaille et que la nature semble vouloir engloutir ? Quelles valeurs défendre encore ?
Une des plus belles choses du film est le rapport de Francis à sa machine, vers laquelle il va chaque jour comme à un rendez-vous amoureux. Et c'est bien d'amour qu'il s'agit quand il s'acharne à la faire tourner à nouveau: hommage à la noblesse du travail des hommes rendue obsolète par l'évolution d'une société qui piétine toute cette fabuleuse énergie, cette formidable compétence qui nourrissait une fierté de soi indissociable du sens donné aux efforts fournis pour enrichir la collectivité des hommes.
Si Adieu Gary a un petit parfum de western, dont Amaouche adapte quelques recettes de mise en scène à sa sauce et sans avoir l'air d'y toucher, c'est pour mieux évoquer la magie du cinéma et celle de l'enfance : il est moins facile que jamais de sortir de ses rêves, dehors la Marabunta gronde… Dans ce petit coin de paradis qui semble préservé des violences du monde, il n'est pas si facile de profiter de l'instant qui passe sans que les angoisses contemporaines viennent affleurer.
Participants
Ils étaient 6 participants
[La liste des personnes ayant participé à la sortie n'est visible que des personnes inscrites]
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