Bienvenue sur Ami(e)Z, un site réalisé par des internautes pour les internautes.

Oups !
Mon espace

AmieZ, C quoi ?

Inscrivez vous.

L'inscription ?
Gratuite !

L'utilisation ?
Gratuite !

L'inscription aux sorties ?
Gratuite !

La publicité ?
Pas de ça chez nous !

La rentabilité ?
On préfère la générosité !

Inscrivez vous.


Sanguepazzo - une histoire italienne

Proposée par Azur90_
 
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOURNEFEUILLE,

le Lundi 04 août 2008 à 20:15.

Participer à cette sortie

Pour participer à cette sortie, il fallait être inscrit sur AmieZ

Inscrivez-vous

C'est gratuit, et c'est sans pub !

C'est bon esprit quoi... !


Avec AmieZ, on va se rencontrer... !
Sortir sur ()

DescriptionUNE HISTOIRE ITALIENNE
(SANGUEPAZZO) Marco Tullio GIORDANA - Italie 2008 2h28mn VOSTF - avec Monica Belluci, Luca Zingaretti, Alessio Boni, Maurizio Donadoni, Giovanni Visentin... Scénario de Leone Colonna, Marco Tullia Giordana et Enzo Ungari. Festival de Cannes 2008, Sélection Officielle, Hors Compétition.

Critique trouvée sur le site internet d'Utopia


Si la luxure devait prendre corps c’est dans celui de Monica Belluci qu’elle s’incarnerait, c’est ce qu’on se dit dès le début de Sanguepazzo tant ses rotondités voluptueuses et le zeste d’amertume qui plane dans son regard sombre et sur ses lèvres lasses semblent suggérer à la fois la lubricité et le sentiment qu’il n’est pas facile de focaliser autant le désir des hommes… Rien de mieux avec Luca Zingaretti, pour donner l’idée des fantasmes qui ont pu se concentrer sur Luisa Ferida et Osvaldo Valenti au point de leur faire attribuer, peut-être à tort, tous les péchés du monde. Ils étaient un couple célèbre à la vie comme à l’écran. Deux héros de ces films « bien pensants » dont l’Italie de Mussolini raffolait : ils y incarnaient les « méchants », les malfaisants, les dépravés, ceux que le ciel foudroyait à la fin… et les échos de leur vie sulfureuse confirmaient l’image que le public avait d’eux à l’écran. Quand l’Italie s’était divisée en deux après l’armistice du 8 septembre 1943, ils avaient adhéré sans hésiter à la République de Salo peut-être seulement pour pouvoir continuer à mener carrière à Venise dans les studios de la Giudecca, où Mussolini se flattait de recréer les fastes de Cineccità.

Étaient-ils les monstres dépravés décrits par la rumeur, qui racontait que Luisa Ferida dansait à demi nue pour exciter les désirs effrénés des tortionnaires dont on disait que son amant faisait partie ou étaient-ils simplement deux acteurs, grisés de notoriété, un peu paumés, un peu trop portés sur les plaisirs et la coke, au point de ne rien voir de ce qui se passait autour d’eux ? Avaient-ils glissé en toute inconscience dans les pièges les plus affreux de l’histoire au moment même où les pires des andouilles pouvaient comprendre que les choses risquaient de mal tourner ?
Toujours est-il qu’en se rendant aux partisans peu avant la libération, ils nièrent tout ce dont on les avait accusés mais furent exécutés sans procès dans un coin de rue sombre, sans qu’on n’ait jamais eu la preuve de leur ignominie supposée, pas plus que du contraire. Le portrait de l’Italie dans ces années sombres, tout comme celui du couple sulfureux et des milieux du cinéma est d’autant plus passionnant que Marco Tullio Giordano plaide l’insoutenable légèreté de la nature humaine tandis qu’aux clairs obscurs des âmes répondent des images aux sombres lueurs.Valenti et Ferida avaient au minimum prêté leur charme au fascisme, gagné de l’argent en faisant du marché noir, se comportant comme s’ils étaient au-dessus des lois, contredisant le bon sens et la décence, mais ceux qui se situaient du bon côté de l’histoire n’étaient pas non plus exempts d’ambiguïtés.

L’histoire racontée par le film prend des libertés avec les personnages réels : « Les artistes sont là pour donner la parole aux mémoires les plus diverses, pour raconter les histoires. Pas l’Histoire » dit Marco Tullio Giordano qui a recommencé mille fois sa copie, l’a mijotée longtemps et échappe au carcan du film « historique » pour faire une œuvre qui est loin d’être lisse et laisse à voir des personnages tourmentés, contradictoires, qui fluctuent en permanence entre séduction et répulsion, rendus disponibles pour les plus douteuses aventures par infantilisme et absence de culture. On se rappellera que la première pierre de Cinecittà fut posée par Mussolini et que son fondateur, Luigi Freddi, était un fasciste notoire qui eut tous les moyens de construire une cinématographie italienne inspirée des méthodes d’Hollywood et préférait à la propagande visible le lent endormissement des esprits qui rendait les cerveaux disponibles pour un fascisme qui finissait par apparaître à certains, perdus de frustrations et d’angoisse, comme une possibilité de catharsis.

Participants

Ils étaient 2 participants



[La liste des personnes ayant participé à la sortie n'est visible que des personnes inscrites]


  Météo du site   Faites connaître AmieZ   CGU   Code de bonne conduite