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Kinshasa symphony

Proposée par L_aiglon
 
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOURNEFEUILLE (31170),

le Jeudi 06 octobre 2011 à 17:45.

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Sortir sur TOURNEFEUILLE (31170)

Sortir en Haute Garonne

DescriptionKINSHASA SYMPHONY
Martin BAER et Claude WISCHMANN - documentaire Congo/Allemagne 2011 1h38mn VOSTF - avec l'Orchestre Symphonique de Kinshasa... Moult fois récompensé dans moult festivals à travers le monde.


« Qu'un seul baiser enlace l'univers »… ce sont à peu de chose près les derniers mots de l'Ode à la joie de la neuvième symphonie du grand Beethoven, ce monument formidable de la musique qui raconte une histoire de fraternité humaine, d'amour universel et rassembleur et a servi à beaucoup de choses y compris à célébrer une Europe dont on mesure à ce jour à quel point elle n'a pas su se montrer à la hauteur de l'hymne qu'elle s'était choisie. Il était grand temps de redonner souffle et sens à la grande œuvre, et ce sont les habitants de Kinshasa qui nous époustouflent ici en s'y attaquant sans complexe. Foutrement ambitieux, ils nous bricolent un moment de bonheur inattendu entre débrouille et joie de vivre… de quoi illuminer la rentrée et bousculer les défaitistes chroniques.

Imaginez un peu : Kinshasa, troisième plus grande ville d'Afrique, capitale énorme de la République Démocratique d'un Congo qui n'en finit pas d'émerger d'une histoire chaotique, marquée par de lourdes années de colonisation, de guerres civiles, de guerres tout court… Un des pays les plus pauvres de notre planète, où se parlent autour de 200 / 300 langues mais qui reste profondément francophone, possède une formidable tradition musicale, une cuisine aux mille parfums et plein d'autres talents…
Kinshasa, ses plus de huit millions d'habitants, sa poignée de riches, ses foules de très pauvres, ses enfants des rues, ses logements insalubres, est une ville foutraque, où même ceux qui ont compétences et salaires ont du mal à vivre, tant la situation générale est difficile, les déplacements compliqués…
C'est pourtant dans son cœur grouillant de vie que s'est créé il y a une quinzaine d'années le seul orchestre symphonique d'Afrique : de bric, de broc, de bouts de ficelle et de tonnes de passion. Ils étaient au début quelques douzaines à se partager à tour de rôle une poignée d'instruments. Ils ne sont désormais jamais moins de deux cent à monter à chaque concert sur l'estrade. Ils vous diront eux-mêmes qu'il n'est pas facile de jouer la faim au ventre, que les coupures d'électricité leur compliquent les répétitions, qu'ils se lèvent tôt pour bosser dur et que pour parvenir à jouer ensemble ils doivent répéter tous les jours et souvent tard la nuit…
Les instruments manquent ? On les fabrique, on rafistole, on répare les cordes de violon avec des câbles de frein de vélo. Les gamins empêchent les femmes de répéter ? On organise des garderies, on se relaie… Ils sont électricien, vendeuse à la criée, coiffeuse, mère célibataire, fleuriste… la plupart amateurs autodidactes et on se dit à les voir vivre, courir partout, répéter aussi souvent qu'ils peuvent qu'ils n'y arriveront jamais. Les chœurs cafouillent un peu, mais leur obstination est telle que quand la lumière est en panne, ils continuent à répéter dans l'obscurité.

Un concert exceptionnel est prévu pour la fête de l'indépendance du Congo. On les suit du premier jour au dernier et on se dit mille fois que ces gens-là sont fous, qu'ils n'arriveront jamais à pondre quelque chose qui tienne la route, trop ambitieux, trop dur. Eux rigolent, prétendent qu'il y a de l'Afrique dans le rythme de Beethoven et que Carmina Burana leur va comme un gant. Ils racontent le bonheur de jouer de la flûte, la joie de se retrouver dans le même élan musical, le formidable sentiment de liberté qui vient embellir leur quotidien, la nécessité de la musique… On voit leur inconfort, et le travail qu'il faut à chacun pour coudre son propre costume, l'endurance, l'ingéniosité, on doute tant la tâche semble immense, mais peu à peu, on se laisse emporter par l'enthousiasme général. Puis le grand soir finit par arriver…

Le film debute à 18H20, nous prendrons ensuite le petit pot de l'amitié

Participants

Ils étaient 4 participants



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