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Angele et tony

Proposée par L_aiglon
 
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOURNEFEUILLE (31170),

le Lundi 21 février 2011 à 20:30.

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Sortir sur TOURNEFEUILLE (31170)

Sortir en Haute Garonne

DescriptionANGÈLE ET TONY
Écrit et réalisé par Alix DELAPORTE - France 2010 1h27mn - avec Clotilde Hesme, Grégory Gadebois, Evelyne Didi, Patrick Ligardes, Patrick Descamps...


Ne vous fiez pas au titre, qui peut paraître banal. C'est une petite merveille ce film, un moment de grâce et de justesse qui prouve une fois de plus qu'on peut faire du grand cinéma avec de petits riens. Angèle est trop, comme on dit. Trop belle avec son espèce de grâce fascinante de grande liane souple, son visage trop parfait, ses yeux couleur d'océan, sa tête pleine de tempêtes. Elle terrifierait n'importe quel mec : c'est bien connu, les nanas trop belles, ça fait peur et encore plus peur quand elles ont le coeur en capilotade. Et pour Angèle rien ne va, ni le cœur ni la tête tant elle a du mal à s'extirper d'une histoire fracassante, qui l'a foutue en prison, dépossédée de la garde d'un fils qu'elle ne sait pas par quel bout prendre, tant elle se déconsidère elle-même, moins que femme, moins que mère, tout juste bonne à aller guetter le gamin à la sortie de l'école et à s'enfuir sans même lui donner le cadeau trituré pendant des heures ; tout juste capable de se faire un anonyme, recruté par petite annonce, et à se barrer en courant… Difficile à remettre sur les rails, une gonzesse pareille, la douleur déborde de tous côtés, la boussole est en mille morceau dans sa tête, elle ne sait plus situer son Nord…

Curieusement, c'est dans un port qu'elle débarque, peut-être pour rejoindre un trapu, justement rencontré suite à une de ses annonces, mais qui n'a pas voulu la toucher : pas le genre à profiter de la situation, à coucher comme ça avec la première fêlée venue, le Tony… Mal barrée cette histoire ! Mais Patrick a tort : le pire n'est jamais sûr.
C'est donc dans un port de pêche qu'Angèle déboule, en Normandie pour être plus précise : les mouettes qui volent à contre vent, les vagues qui fouettent et les pêcheurs tannés à force de se coltiner les éléments. La vie est rude ici et c'est tant mieux, ça vous trempe un bonhomme et il faut l'aimer la mer, pour s'y remettre jour après jour alors que le marché est ce qu'il est. D'ailleurs la colère gronde justement dans ce coin là tant le prix du poisson acheté aux pêcheurs ne paie pas le travail fourni. Ça sent à plein nez la poiscaille fraîche, le varech et l'inévitable solidarité sans laquelle tu crèves. La mère de Tony s'occupe de vendre les poissons au marché et fait un drôle de nez lorsque Tony lui ramène cette nouvelle locataire et employée qui semble sortir de Glamour et n'est pas foutue de distinguer un requin d'un maquereau…

Le reste ne se raconte pas, il se respire, se savoure, il faut laisser venir… C'est une drôle de chose, le cinéma : tu lis une histoire et tu n'as pas la moindre idée de ce que ça va devenir. Pour nous convaincre que cette histoire d'amour improbable a lieu, pour que ce port résonne comme un cœur qui bat, il fallait que chacun de ceux qui l'habitent ait le ton juste jusque dans la moindre nuance, que chacun y croie fort, que Claire Mathon à la caméra capte les visages, les regards, filme les bateaux, les vagues avec passion pour qu'on comprenne cette passion des hommes pour la mer, pour qu'on pige l'influence du milieu sur le comportement de tout ce monde, et qu'Alix Delaporte arrive à fédérer toutes ces sensibilités là. Ce Tony (génial Gregory Gadebois), sa mère… tu oublies qu'ils sont comédiens dans la vraie vie. Ils sont Tony, ils sont sa mère et tous les autres autour pareil. Tu sors du film et encore une heure après tu as le parfum des embruns dans les naseaux…
« Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme dans le déroulement infini de sa lame, et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer »… Il y a quelque chose de Baudelaire dans le cinéma d'Alix Delaporte.

La séance demarre à 21H.

Participants

Ils étaient 5 participants



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