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Meme la pluie - vost - strasbourg centre
Proposée par
Melissa_888
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
STRASBOURG (67000)
,
le
Samedi 15 janvier 2011
à
19:45
.
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Sortir sur STRASBOURG (67000)
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Description
MEME LA PLUIE
20h10
También la lluvia de Icíar Bollaín
avec Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri...
DURÉE 1H43 - 2010 - VOST - Procédé Surround Ex Digital, Dolby Stéréo SR Grande Salle
Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent en Bolivie pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d’un peuple démuni…
Voici un film étonnant, prenant, énervant, et génial assez souvent : en un mot, impur, comme son sujet. Tout d’abord, Iciar Bollain signe un scénario extrêmement dense et construit qui, s’ils use des archétypes hollywoodiens (opposition des bons et des méchants, exposition du conflit dans une scène d’ouverture où plane un sombre présage comme cette croix dans les airs, réminiscence explicite de La Dolce Vita de Fellini, montée en tension…), les complexifie au point de les rendre caducs. La réalisatrice espagnole s’appuie également sur un matériau historique (la révolte de certains missionnaires contre les exactions des représentants de la Couronne d’Espagne envers les Indiens d’Amérique du Sud) pour nous le faire connaître et en pointer les limites - tout comme l’aventure du tournage, dans le film, atteint les siennes devant la réalité sociale de la Bolivie. Le film fonctione sur une mise en parallèle ingénieuse du passé et du présent : les conquistadors d’aujourd’hui sont à la solde du FMI, pantins politiques européanisés au cynisme tout « colombien », les cinéastes en quête de rédemption sont des missionnaires naïfs, et les indiens, figurants de leur propre asservissement passé, des survivants devenus individualistes par pragmatisme - car il est beaucoup question de survie dans Même la pluie. On ne s’étonne donc pas, au vu du brio avec lequel le film entremêle les niveaux de lecture, allant du film à thèse au pur entertainment, que Même la pluie représente l’Espagne aux Oscars : il pourrait même y trouver une seconde vie comme remake, le succès venant.
Vous savez que nous aimons défendre ici tous les cinémas, des plus pointus (regardez notre programme qui vous propose Mystères de Lisbonne, une rétro Pierre Etaix et une de Lubitsch) aux plus populaires (Machete). Mais quand un film se permet le luxe – ou le génie, même involontaire – de dépasser les catégories, on ne peut que se réjouir : et c’est bien le tour de force que réussit Même la pluie. Soit un film à multiples détentes qui use des archétypes de la tragédie grecque (le mythe de l’éternel recommencement de Sisyphe) pour nous montrer comment, aujourd’hui encore, les Occidentaux reproduisent leur approche des Indigènes des lointains conquistadors. Le prétexte religieux a certes disparu, mais ce sont aujourd’hui les caméras qui font office d’amulettes et la croyance cinématographique le moyen de rédemption. Une lecture très minimale et concrète de Même la pluie n’en fera qu’une question d’argent, nerf de la guerre des siècles passés et à venir. Une lecture plus tendre en fera un formidable film de caractères, entre un producteur-Rambo qui réussit à débloquer les pires situations avec tout le cynisme de ses dollars, un Indien en révolte qui a tout compris de la modernité, un cinéaste mystique et un grand acteur qui voit tout comprend tout mais n’y gagne rien qu’une amertume sans fin. Même la pluie, est, au fond, un grand film sur le vice.
Participants
Ils étaient 1 participants
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