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Les créations théâtrales : la douleur de marguerite duras avec sylvie maury

Proposée par Coolzen31
A
Auditorium jean cayrou
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOULOUSE (31000),

le Vendredi 18 mars 2011 à 19:30.

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Sortir sur TOULOUSE (31000)

Sortir en Haute Garonne

Descriptionreprise
avec Sylvie MAURY ( vous l'avez vu récemment dans ''cabaret canaille'')


Pour moi, Il se passe avec l’écriture de duras la même chose qu’avec la première phrase de « la métamorphose « de kafka –

Quand je lis qu’un jeune employé de bureau se réveille dans son lit, transformé en cancrelat, j’ai deux solutions : ou refermer le livre avec incrédulité ou alors feindre de croire et continuer – pour moi, duras, c’est un peu pareil : je pense que duras ne laisse au lecteur que deux possibilités : l’aimer ou la détester …l
mais, peut-être que les grands écrivains sont ceux qui innovent ou prennent des risques et ne plaisent pas à tout le monde…
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Mais qui est DURAS ? ou plutôt Marguerite DONNADIEU ?

Elle nait en Cochinchine le 4 avril 1914 –

elle a déjà deux frères :
Pierre, ressenti comme un ennemi car il lui vole l’amour de sa mère, cette dernière lui vouant un amour aveugle
et Paul dénommé « petit paul’…(on ne peut que noter la similitude avec Camille Claudel qui appelait son « petit paul) – marque d’un amour fraternel intense – Paul meurt d’une septicémie et c’est un choc terrible pour elle –

Elle vit quelques années dans le lot-et-garonne (domaine du platier où d’ailleurs son père est décédé) et son pseudonyme DURAS viendra de la proximité de cette ville, du domaine familial –
elle a 29 ans et publie son premier roman « les impudents »

Juriste de formation, elle rejoint mitterrand et entre dans la résistance – elle s’inscrit au parti communiste en 1945 mais en sera exclue quelques années plus tard (1950)

elle mourra à Paris le 3 mars 1996
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Sur « LA DOULEUR » écrite en 1985… et sur la pièce :

Duras y décrit l’attente interminable du retour de Robert . son mari, déporté à Dachau.

L’auteur ignore en cet avril 45, printemps de la Libération, s’il est toujours vivant
Errante dans une ville assommée, courant de bureau en bureau, maudissant son téléphone, ne mangeant plus, ne dormant plus, elle attend, elle guette, elle cherche le moindre signe d’espoir.

''Dire La Douleur c’est aussi témoigner de la folie des hommes.
Ne pas juger tout de suite. Ne pas aller trop vite dans la réaction.

c’est une façon de faire taire en soi la colère et la rage. Mais ne pas oublier.
F. Azéma
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Cette année de séparation, Marguerite Duras l'a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain.
Lucide, étonnée, désespérée parfois, elle a, pendant ces années, tenu un journal, écrit des textes que lui inspirait tout ce qu'elle voyait, ce qu'elle vivait, les gens qu'elle rencontrait ou affrontait.
Ce sont ces récits et des extraits de son journal, que Marguerite Duras a réunis sous le titre La Douleur.

Et voici ce qu’écrira Duras, sur le retour de robert :

''...Dans mon souvenir, à un moment donné, les bruits s'éteignent et je le vois. Immense. Devant moi. Je ne le reconnais pas. Il me regarde. Il sourit. Il se laisse regarder. Une fatigue surnaturelle se montre dans son sourire, celle d'être arrivé à vivre jusqu'à ce moment-ci. C'est à ce sourire que tout à coup je le reconnais, mais de très loin, comme si je le voyais au fond d'un tunnel. C'est un sourire de confusion. Il s'excuse d'en être là, réduit à ce déchet. Et puis le sourire s'évanouit. Et il redevient un inconnu. Mais la connaissance est là, que cet inconnu c'est lui, Robert., dans sa totalité.

Il avait voulu revoir la maison. On l'avait soutenu et il avait fait le tour des chambres. Ses joues se plissaient mais elles ne se décollaient pas des mâchoires, c'était dans ses yeux qu'on avait vu son sourire. Quand il était passé dans la cuisine, il avait vu le clafoutis qu'on lui avait fait. Il a cessé de sourire : « Qu'est-ce que c'est ? » On le lui avait dit. À quoi il était? Aux cerises, c'était la pleine saison… »

« … II avait cessé de poser des questions sur ce qui s'était passé pendant son absence. Il avait cessé de nous voir. Son visage s'était recouvert d'une douleur intense et muette parce que la nourriture lui était encore refusée, que ça continuait comme au camp de concentration. Et comme au camp, il avait accepté en silence. Il n'avait pas vu qu'on pleurait. Il n'avait pas vu non plus qu'on pouvait à peine le regarder, à peine lui répondre.

Le docteur est arrivé. Il s'est arrêté net, la main sur la poignée, très pâle. Il nous a regardés puis il a regardé la forme sur le divan. Il ne comprenait pas. Et puis il a compris : cette forme n'était pas encore morte, elle flottait entre la vie et la mort et on l'avait appelé, lui, le docteur, pour qu'il essaye de la faire vivre encore. Le docteur est entré. Il est allé jusqu'à la forme et la forme lui a souri…. »

« …Nous avons sorti le clafoutis de la maison pendant qu'il dormait. Le lendemain la fièvre était là, il n'a plus parlé d'aucune nourriture.

S'il avait mangé dès le retour du camp, son estomac se serait déchiré sous le poids de la nourriture, ou bien le poids de celle-ci aurait appuyé sur le cœur qui lui, au contraire, dans la caverne de sa maigreur était devenu énorme : il battait si vite qu'on n'aurait pas pu compter ses pulsations, qu'on n'aurait pas pu dire qu'il battait à proprement parler mais qu'il tremblait comme sous l'effet de l'épouvante. Non, il ne pouvait pas manger sans mourir. Or il ne pouvait plus rester encore sans manger sans en mourir. C'était là la difficulté.
La lutte a commencé très vite avec la mort. Il fallait y aller doux avec elle, avec délicatesse, tact, doigté. Elle le cernait de tous les côtés…. »

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LES PLACES SONT RESERVEES

Participants

Ils étaient 4 participants



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