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Le nom des gens

Proposée par L_aiglon
 
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOURNEFEUILLE (31170),

le Dimanche 16 janvier 2011 à 18:45.

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DescriptionLE NOM DES GENS

Écrit et réalisé par Michel LECLERC - France 2010 1h45mn - avec Jacques Gamblin, Sara Forestier, Zinedine Soualem, Carole Franck, Jacques Boudet, Michèle Moretti, Yann Goven... Film d’ouverture de la semaine de la critique - cannes 2010.

Coucher pour réussir est une pratique tout à fait banale et historiquement remarquable depuis le début des temps jusqu’à nos jours. Ainsi c’est en usant de cette stratégie que Cléopâtre tenta de sauver son royaume lagide de la domination romaine et masculine. Aujourd’hui quand on est une chanteuse italienne mièvre à guitare sèche et qu’on atteint la quarantaine déclinante, il est préférable de mettre le grappin sur un Président pour assurer ses vieux jours. Et quand on est un fils de Président et qu’on doute légitimement de l’avenir politique du paternel, il vaut mieux épouser l’héritière d’un grand groupe industriel.

Bahia, jeune fille volubile (pour ne pas dire pipelette, moulins à paroles, jacasse…) et suractive dont le prénom évoque la samba et l’exubérance de carnavals endiablés, ne couche pas pour réussir mais pour convaincre. Farouchement de gauche (même si elle définit mal ce qu’est la gauche, reconnaissons qu’avec ses représentants les plus médiatiques, on n’est pas aidé pour y voir clair), elle pratique le prosélytisme par le sexe. Elle croit que son physique avantageux (telle la Marianne de Delacroix, elle laisse parfois involontairement échapper un sein en toute candide impudeur) et son appétit sexuel insatiable peuvent ramener les pires des réactionnaires ultra-libéraux à des intentions plus humanistes. Alors, après avoir connu le nirvana entre ses bras, les militants UMP deviennent éleveurs décroissants, les traders se lancent dans l’humanitaire, et les frontistes se muent en défenseurs des libertés individuelles. Et puis un jour elle croise Arthur Martin, épidémiologiste pointilleux de son état (il précise bien à qui veut l’entendre que la grippe A n’est pas son domaine, le sien ce sont les épizooties animales), et elle imagine qu’avec un tel patronyme évoquant l’électroménager de la France des Trente Glorieuses, Arthur est un conservateur avéré à conquérir. Sauf qu’Arthur Martin est jospiniste et fils de rescapés de la Shoah.
Elle n’aurait pas dû se laisser berner par un nom pareil, elle qui s’appelle Bahia, mais dont le nom est Benmahmoud, un vrai nom d’Arabe tout droit sorti d’un sketch de Jamel, elle dont la famille a été décimée par l’armée coloniale française. Car dans cette joyeuse farce politiquement incorrecte et jubilatoire, il est question, à travers le destin que vous assigne un patronyme, des préjugés qui gangrènent encore la société française. Il faut dire que le réalisateur s’appelle Michel Leclerc, pas fastoche à porter hors de la grande distribution. Et dans cette comédie assez proche du ton d’un Woody Allen sous amphétamines (il y a d’ailleurs un joli clin d’œil à Annie Hall), sont abordées toutes les questions qui fâchent : le racisme latent des français, mais aussi la Shoah, la pédophilie …etc. Et on rit de tout, même du pire.

Scène déjà culte du film : pour faire plaisir à son nouvel amoureux, Bahia convainc Lionel Jospin de venir faire une surprise à Arthur. Dans son propre rôle et sans complexe, il débarque en se justifiant : « on m’a dit qu’il restait un jospiniste ici, c’est aussi rare qu’un macareux sur l’Ile de Ré, alors je suis venu ». Quant à la tornade Sarah Forestier (révélée par L’Esquive) et au taciturne Jacques Gamblin, ils forment un duo inattendu et réjouissant.

Participants

Ils étaient 4 participants



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