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La merditude des choses
Proposée par
élys
Date et lieu
La sortie s'est déroulée à
TOURNEFEUILLE (31170)
,
le
Dimanche 14 février 2010
à
21:15
.
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Description
LA MERDITUDE DES CHOSES
(Die Helaasheid der Dingen) Felix van GROENINGEN - Belgique 2009 1h47mn VOSTF - avec Johan Heldenbergh, Kenneth Vanbaden, Koen de Graeve, Pauline Grossen, Wouther Hendrickx, Bert Haelvoet, Gilda de Bal... Scénario de Christophe Dirickx, d’après le roman de Dimitri Verhulst. Amphore d’Or Festival du film grolandais de Quend 2009.
Dans la famille Strobbe, je demande le père, Marcel : il est alcoolique et facteur. Je demande l’oncle Lowie, tout aussi alcoolique mais frimeur et amateur de vitesse. Vous pouvez aussi demander l’oncle Pieter dit « Baraqué », alcoolique culturiste et cogneur. Ou Koen, alcoolique et porté sur la chose. Regardant et supportant tout ce petit monde, il y a la grand-mère, qui vit angoissée au rythme des visites de l’huissier ou de l’assistante sociale et des rentrées nocturnes fracassantes de ses rejetons ivres morts. Et, tentant de grandir dans ce milieu réjouissant d’adultes, Gunther, que l’on découvre à l’époque de ses 13 ans et que l’on suit aussi 20 ans plus tard, quand il tentera, en écrivain tourmenté, de nourrir sa plume et de construire sa vie d’adulte avec tout ça…
Évidemment, décrit comme ça, vous pourriez vous attendre à une sinistre tragédie sociale sur les conséquences collatérales de l’alcoolisme dans le sous-prolétariat flamand, qui ferait passer un film des Frères Dardenne pour un épisode des Bronzés. Eh bien point du tout jeunes et moins jeunes gens, d’ailleurs nos amis de Groland ne s’y sont pas trompés en lui décernant une Amphore d’Or. Même si La Merditude des choses va au fond de la cuvette (si j’ose dire), il n’en est pas moins le film le plus cocasse, le plus gloupinesquement anti-autoritaire mais aussi l’un des plus poétique et des plus tendre de cette fin d’année. Parce que les Strobbe ont beaux être des c… finis, travaillant jour après jour à leur propre perte et celle de leurs proches, le réalisateur les aime et ça se voit ; d’ailleurs, on finit par les aimer itou et l’on s’attendrit sur leurs erreurs lamentables car leur générosité et leur soif de liberté emportent toujours le morceau.
La Flandre des années 80 décrite par Van Groeningen n’est pas le merveilleux monde de carte postale des Ch’Ti, avec ses gens du nord qui ont le soleil dans le cœur… Dans cette région détruite par la fin de la révolution industrielle, le prolo a pour principal exutoire le fond de son verre de Jupiler et quelques jolies bastons. De temps en temps il lutine la donzelle entre deux tournées et parfois, 9 mois plus tard, naît un rejeton pas franchement désiré, comme Gunther que son père balada à peine né dans son casier de vélo pour l’exhiber de bar en bar. Tout ça peut paraître tragique, et il y a dans cette description sociale la force et la violence du Pialat de À nos amours ou des Dardenne de Rosetta.
Mais c’est aussi parfois à mourir de rire comme la vie qui, même quand elle est cruelle, sait réserver ses moments drôles, quand les compères organisent une course nudiste en vélo (le vélo est avec la bière la deuxième passion de la Flandre). Ou quand ils s’enferment dans une caravane pendant douze jours pour un jeu de société un peu particulier consistant à faire le Tour de France en sachant que chaque bière rapporte un km… Autant dire que peu survivront au Canigou ou au Tourmalet.
Et c’est aussi d’une infinie tendresse, notamment à travers le personnage de Mémé, éternelle protectrice de ses fils, superbe personnage de mère, ou même à travers la tentative désespérée de Marcel (magnifique Koen de Graeve, bouleversant en père violent mais détruit par les regrets) pour se désintoxiquer et récupérer son fils Gunther. Un Gunther partagé entre rancœur et tendresse et qui, une fois adulte, a peur de construire une famille avec un héritage aussi lourd à porter. Mais pourtant le film, que l’on croyait tenté par le nihilisme, s’avère un arc-en-ciel au firmament flamand, « ce ciel si bas qu’un canal s’y est perdu ».
Participants
Ils étaient 3 participants
[La liste des personnes ayant participé à la sortie n'est visible que des personnes inscrites]
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