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Expo Joan Miró '' Protestation '' aux musée des Abattoirs
Proposée par
Domisol
A
Art moderne et conte[...]
Date et lieu
La sortie se déroulera à
TOULOUSE (31300)
,
le
Dimanche 01 novembre 2026
.
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Sortir sur TOULOUSE (31300)
Sortir en Haute Garonne
Sortir le Dimanche 01 novembre 2026
Frais et durée
Frais prévus
:
GRATUIT : 1er dimanche du mois
Durée prévue
:
Environ 2 heures
Description de la sortie
Je vous propose cette Exposition exceptionnelleJoan Miró '' Protestation ''
- Au musée des Abattoirs de Toulouse
- Le dimanche 01 bovembre 2026
- RDV à 9h45 pour une visite à 10h à l'ouverture du musée
Les Abattoirs sont heureux de présenter pour la première fois, une exposition consacrée à l’artiste Joan Miró (1893-1983), icône de l’art contemporain moderne espagnol.
Pour cette exposition exceptionnelle, rassemblant près de deux cents œuvres, les Abattoirs prennent le parti inédit de souligner l’acte de la protestation comme ferment de son processus artistique.
L’exposition prend pour point de départ la critique émise en 1926 par Louis Aragon et André Breton, à l'occasion du ballet Roméo et Juliette de Serge de Diaghilev, dont Miró réalise les costumes.
C’est au tract brandi par les deux surréalistes à cette occasion que l’exposition emprunte son titre : '' Protestation ''
À travers un ensemble d’œuvres rarement montrées en France, le parcours déroule différents moments d’expérimentation qui témoignent de la place de la protestation dans la recherche plastique de Miró, lancé dans un corps à corps avec la peinture, allant jusqu’à « l’assassiner ».
Dans un contexte marqué par la guerre et le franquisme (1936-1975), Miró se réapproprie la protestation et la transforme en un acte créatif et lui-même contestataire.
L’exposition met ainsi en avant un artiste résolument en lien avec son époque, ainsi que la résonance politique de son travail, en présentant ses collaborations avec une jeune génération d’artistes engagés : Josep Royo, Pere Portabella et la troupe de thêatre La Claca.
La présentation de ses oeuvres s'organise de façon chronologique, en passant par sa fabrication de costumes pour le ballet Roméo et Juliette en 1927, par des toiles plus protestataires des années 70, et par des créations sur matériaux inhabituels comme le papier de verre.
L'exposition rassemble aussi un ensemble de tapisseries et de sobreteixims de la Farinera à Tarragone, produits avec Josep Royo.
Et vous pourrez aussi admirer les costumes réalisés par l'artiste pour la pièce Miro el Merma, conçue en 1976 avec La Claca.
Lithographies de contestations face au régime franquiste, compositions minimalistes, œuvres renversées, cette exposition vous fera passer par toutes les émotions et subtilités d'un artiste à la résonance intemporelle.
Suivant un découpage chronologique, le parcours présente les différentes tentatives de Miró de dépasser la peinture et comment celles-ci se font l’écho des évènements contemporains.
Entre 1927 et 1937, essentiellement, celui-ci se tourne vers la danse, avec les ballets Roméo et Juliette puis Jeux d’enfants, mais aussi vers des matériaux inhabituels, peignant sur des toiles brutes ou du papier de verre.
Sans renoncer à son vocabulaire mironien, les décennies suivantes sont marquées par l’apparition des matériaux pauvres, une austérité de la composition, la brutalité des formes, la difformité des corps ou encore la sensation du geste.
Cette démarche esthétique, visible dans la Série Barcelone (1939-1944) ou dans les toiles réalisées dans les années 1970, traduit sa volonté de désublimer un art académique, trop souvent devenu hégémonique, mais aussi combien son œuvre se fait protestataire.
L’ensemble des œuvres présentées révèle par ailleurs l’impressionnante capacité de Miró à sans cesse remettre en question son travail, radicalisant son approche de la peinture, notamment à travers les relations qu’il noue avec une jeune génération d’artistes politiquement engagés.
Au milieu des années 1970, plusieurs complices le rejoignent :
- l’artiste tapissier Josep Royo (né en 1945),
- Le cinéaste Pere Portabella (né en 1927) et
- La troupe de théâtre La Claca, qui voient en Miró la personnification d’une tradition rebelle.
Chacun à travers son médium – tapisserie, cinéma et théâtre – participe d’une recherche commune, la mise à mort collective de la peinture et du dictateur.
Le parcours de l’exposition met en lumière cette constellation mironienne qui ouvre d’autres voies d’accès pour comprendre son œuvre.
Des corpus d’œuvres remarquables sont présentés ensemble pour la première fois, révélant l’importante dimension collaborative du travail de Miró.
Ainsi l’exposition rassemble entre autres un ensemble exceptionnel de tapisseries et de sobreteixims produits à la Farinera à Tarragone, avec Josep Royo.
Sont également présentés les costumes réalisés par Miró pour la pièce Mori el Merma, conçue en 1976 avec la compagnie La Claca.
Librement inspiré de la satire Ubu roi d’Alfred Jarry, ce projet manifeste l’intérêt de Miró pour la figure d’Ubu, caricature du despote, qui traverse son œuvre et qui prend ici les traits du général Franco.
Enfin, une série de films réalisés par Pere Portabella ponctue le parcours de l’exposition, chacun témoignant de la puissance de ces expériences artistiques et de leur charge politique, dans un moment de solidarité avec une jeunesse en résistance.
Cette approche singulière entend ainsi éroder autant l’idée de l’esprit solitaire que celle de l’œuvre tardive, généralement affectionnées pour présenter les grands artistes modernes.
Elle montre ainsi comment, en renversant la protestation, Miró ne cesse de contester sa propre peinture, et en fait un objet de protestation en soi où s’incarnent les tensions de son époque.
Il en devient ainsi l’icône d’une ferveur anti-autoritaire.
Commissariat
Carles Guerra, Chercheur et commissaire indépendant
Lauriane Gricourt, Directrice, les Abattoirs
Cette exposition a été coproduite par la mairie de Toulouse et Toulouse Métropole
- Les horaires du musée :
Du mercredi au vendredi de 12h à 18h et
Du samedi au dimanche de 10h à 18h.
- Tarifs :
Plein tarif : 12,00 €, Tarif réduit : 10,00 €
Gratuit le 1er dimanche du mois
- Comment venir ?
Ligne A du métro et descendre à l'arrêt St Cyprien-République, vous serez à environ 5min à pied du musée !
Bus 45, au départ des arrêts Jeanne d'Arc ou Pelletier Purpan et descendre à l'arrêt ''les Abattoirs''.
En voiture, vous pouvez vous garer dans les rues du quartier Saint-Cyprien et autour des allées Charles de Fitte, à noter que les places sont payantes du lundi au samedi.
EXPO du 3 octobre au 7 mars 2027
Participants
Places disponibles :
7
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