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Le Salon reçoit Traverse vidéo et autres artistes
Proposée par
Canalmatabiau
A
Le salon reçoit
Date et lieu
La sortie se déroulera à
TOULOUSE (31100)
,
le
Dimanche 22 mars 2026
.
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Sortir sur TOULOUSE (31100)
Sortir en Haute Garonne
Sortir le Dimanche 22 mars 2026
Frais et durée
Frais prévus
:
Entrée libre
Durée prévue
:
Environ 2 heures
Description de la sortie
Le Salonreçoit Philippe Cadu, Françoise Maisongrande, Delphine Alliens
Dimanche 22 mars 2026 de 18h à 22h
Philippe Cadu - Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Décalage entre texte et image, certes mais aussi décalage entre rêve et réalité, idéalisme amoureux et solitude des modes d'habitation
Le rêve ce sont les textes issus de fiches signalétiques de personnes inscrites sur un site Internet de rencontres, qui aspirent à trouve l'âme sœur avec des moyens modernes, mais dont l'espoir laisse au delà de leur grande solitude l'illusion de la rencontre et la condamnation à la déception pour une grande majorité de personnes
La réalité ce sont les photographies de pavillons de banlieues des zones périurbaines, symbole d'un mode de vie, de réussite sociale et modèle d'une société de consommation.
C'est l'isolement de sa propre maison dans des champs de maisons, remplaçant les épis de blé et les fleurs de tournesol.
Monde fantasmé dont le rehaussement des murs de clôture nous donne à voir l'état d'angoisse et de peur de la société occidentale, réalité qui fai l'apanage des marchands de bonheur et de sécurité en tout genre.
Philippe Cadu
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Et leurs baisers au loin, les suivent ! < Louis Aragon »
Françoise Maisongrande
Par mon travail je fais émerger des formes transcendantes de contextes quotidiens, complexes, difficiles, parfois douloureux, qui ont tous en commun la question de l'enfermement, de l'absence de liberté, de la contrainte et de l'écoulement du temps.
Ces formes (gestes, objets, relations, matières, éléments d'architecture) sont là, perceptible mais font partie d'un ensemble dans lequel elles sont noyées, invisibles, alors irrémédiablement quotidiennes, sans relief.Mon travail s'attache à leur donner une autonomie. Elles acquièrent un statut qui les libère des situations dans lesquelles elles sont engluées. En les décontextualisant je mets en place un passage entre l'ordinaire et l'extraordinaire.
Ce que j'appelle des formes, qui sont donc des gestes, des matières, des éléments d'architecture, etc. ont toutes en commun d'être des signes de la personnalité de ceux qui les utilisent, les font ou les habitent.
Il n'y a pas d'échelle de jugement des choses importantes ou pas graves ou pas, pudiques ou pas, bien pensantes ou pas... par contre il y a une intention dans ma façon de laisser les éléments se percuter ou se rencontrer.
Dans cette exposition entre site de rencontres et zone pavillonnaire dans laquelle je vis, la solitude domine, les murs s'élèvent, les liens se dématérialisent. Et pourtant ...Soraya peut débarquer dans ma vie, alors que je jouais avec des légos, tout en recevant quelques courriels...
Françoise Maisongrande 2026
Delphine Alliens, La noueuse - performance - dans le cadre de
Traverse Vidéo
Cette performance s'inscrit dans une recherche artistique croisant mémoire familiale, gestes de travail et engagement du corps comme espace de production symbolique. En résonance avec le métier de noueuse exercé par mon arrière-grand-mère, l'œuvre convoque un savoir-faire artisanal traditionnel que je réemploie dans le champ de l'art performance.
Mon corps devient un outil de production, assimilé à un métier à tisser immobile. Appuyée contre u mur, je demeure volontairement fixe pendant un temps indéterminé, offrant une présence silencieuse, presque architecturale.
De cette immobilité naît pourtant un processus actif: une mèche de cheveux devient le point d'ancrage d'une chaîne textile en perpétuelle transformation.
Le public est invité à participer au dispositif en prélevant des morceaux de tissus entassés dans l'espace, puis à les nouer entre eux. Ce geste simple, répétitif e partagé, est à la fois constructeur et éphémère. Il est du domaine de l'immatérialité. II génère une longue chaîne de tissus, qui se développe progressivement.
La performance interroge ainsi la transmission des gestes, la mémoire du travail manuel, souvent invisible, ainsi que les notions de production, de lien et= de temporalité. L'œuvre se construit collectivement, dans un équilibre entre immobilité du corps et gestes du public.
À travers ce dispositif, le nouage devient un acte symbolique: se relier, s'assembler, et convoquer son imaginaire, ses espérances et ses voux. La chaîne textile produite n'est pas destinée à durer, mais à exister dans le temps d cette rencontre, comme trace sensible d'un geste partagé, et d'une mémoire individuelle et collective.
Delphine Alliens
Participants
Places disponibles :
48
[La liste des participants n'est visible que des personnes inscrites sur AmieZ.]
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